La DMLA : causes, symptômes et traitements de la dégénérescence maculaire liée à l’âge

La DMLA : causes, symptômes et traitements de la dégénérescence maculaire liée à l'âge

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) représente aujourd’hui la première cause de malvoyance chez les personnes de plus de 50 ans dans les pays industrialisés.

Affection oculaire progressive, elle touche la macula, la région centrale de la rétine responsable de la vision fine. C’est elle qui confère l’acuité visuelle liée à la perception des détails au centre notamment pour la lecture des petits caractères, la reconnaissance des traits du visage ou la fixation du regard. La vision périphérique, quant à elle, n’est pas affectée.

Bien que la DMLA ne provoque pas de cécité complète, elle altère profondément l’autonomie et la qualité de vie en compromettant la vision centrale indispensable aux tâches quotidiennes.

Comprendre ses mécanismes, ses manifestations et les traitements disponibles est donc essentiel pour favoriser un diagnostic précoce et une prise en charge efficace.

Sommaire

  1. Qu’est-ce que la DMLA ?
  2. Les symptômes de la DMLA
  3. Les facteurs de risque de la DMLA
  4. Le diagnostic de la DMLA
  5. La prise en charge et les traitements de la DMLA
  6. Vivre avec une DMLA : accompagnement et aides visuelles
  7. Conclusion : les causes, symptômes et traitements de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

Qu’est-ce que la DMLA ?

La macula contient une forte concentration de photorécepteurs, des cellules sensibles à la lumière qui transforment les images en signaux nerveux.

Lorsque l’on souffre de DMLA des altérations structurelles se produisent, touchant l’épithélium pigmentaire rétinien (EPR), la membrane de Bruch (couche tissulaire) et les photorécepteurs eux-mêmes. La DMLA est une dégradation progressive de cette zone cruciale. C’est donc un processus dégénératif.

On distingue deux grandes formes de la maladie.

1. La DMLA sèche (atrophique)

Il s’agit de la forme la plus fréquente. Elle se développe quand de petites accumulations de dépôts lipidiques et protéiques, formant des drüsen, s’accumulent sous la rétine. Avec le temps, la zone qui nourrit la rétine (l’EPR) s’amincit et la macula s’atrophie lentement. L’évolution est généralement très progressive, sur plusieurs années. Lorsqu’elle est avancée, elle entraîne une perte significative et irréversible de la vision centrale.

2. La DMLA humide (exsudative ou néo-vasculaire)

Moins courante mais plus agressive, cette forme correspond à la formation de vaisseaux sanguins anormaux sous la rétine. Ces néovaisseaux plus perméables que les vaisseaux rétiniens, laissent s’échapper du sérum ou du sang, entraînant un œdème et une déformation rapide de la macula.

Sans traitement, la vision centrale peut être gravement altérée en quelques semaines ou quelques mois. Heureusement, cette forme bénéficie aujourd’hui de thérapies capables de ralentir, voire stopper sa progression.

Les symptômes de la DMLA

La DMLA évolue au début de manière silencieuse, surtout dans sa forme sèche. La maladie peut donc longtemps passer inaperçue lorsque l’œil atteint est compensé par l’autre. Toutefois, certains signes avant-coureurs doivent alerter, notamment chez les personnes à risque.

  • Une vision centrale qui devient floue. Il s’agit du symptôme le plus fréquent. Les patients constatent une difficulté à distinguer les détails fins, à lire ou à reconnaître les visages.
  • Les métamorphopsies qui correspondent à une déformation des images avec une perception erronée de leur taille, de leur distance ou de leur forme. Les lignes droites, notamment, apparaissent ondulées. Un test, appelé test d’Amsler, disponible sur le site Ameli, peut aider à mettre en évidence des signes de DMLA grâce à l’observation d’une grille
  • Une diminution de la capacité à distinguer les contrastes. Les couleurs semblent ainsi plus ternes, voire jaunies, et les objets sont moins bien différenciés. Le patient a l’impression que l’éclairage est insuffisant.
  • La présence d’un scotome central. Il s’agit d’une tache aveugle, généralement sombre, au milieu du champ visuel. Ce symptôme traduit une atteinte avancée de la macula.
  • Des modifications de la vision des couleurs.
  • Des difficultés à voir la nuit. Une baisse de la sensibilité à la lumière perturbe en effet l’adaptation à l’obscurité.

Un dépistage ophtalmologique régulier demeure crucial, d’autant plus que certains traitements ne sont efficaces qu’à condition d’être instaurés précocement.

La clinique des yeux à Bordeaux propose des suivis avec des médecins ophtalmologues spécialisés en pathologies de la rétine, ainsi qu’un plateau technique moderne et complet, idéal pour la prise en charge de la DMLA.

Les symptômes de la DMLA

Les facteurs de risque de la DMLA

Plusieurs éléments participent à l’apparition et à l’évolution de la DMLA. Certains restent non modifiables, tandis que d’autres relèvent du mode de vie et peuvent donc être corrigés.

1. L’âge

Le vieillissement constitue le principal facteur de la DMLA. La maladie apparaît après 50 ans, sa fréquence augmente nettement après 60 ans et elle continue de croître au fur et à mesure que l’âge avance.

2. Le tabagisme

La consommation de tabac accroît le risque de développer une DMLA. En effet, les toxines contenues dans la fumée favorisent le stress oxydatif et altèrent les structures rétiniennes. Ce risque, qui est multiplié par 2 à 5 par rapport à un non-fumeur, persiste malheureusement plusieurs années après le sevrage tabagique.

3. La prédisposition génétique

Plusieurs variations génétiques augmentent la susceptibilité de développer une dégénérescence maculaire liée à l’âge. Ce risque est quatre fois plus important chez les individus ayant des antécédents familiaux.

4. L’obésité et l’alimentation

Les personnes souffrant d’obésité, de même que celles ayant un régime alimentaire pauvre en anti-oxydants et riche en cholestérol ou en acides gras saturés sont plus à risque de déclarer une DMLA.

D’autres facteurs de risque sont à l’étude, comme l’exposition excessive aux rayons UV et à la lumière bleue des écrans ainsi que les pathologies cardiovasculaires qui semblent associées à une progression plus rapide de la maladie.

Par conséquent, pour éviter de développer une DMLA, l’idéal reste de privilégier une bonne hygiène de vie :

  • une alimentation équilibrée riche en antioxydants et oméga-3 ;
  • la pratique d’une activité physique régulière ;
  • ne pas fumer ;
  • avoir un Indice de Masse Corporelle (IMC) normal ;
  • et limiter l’exposition aux UV et aux écrans.

Le diagnostic de la DMLA

Le diagnostic de la dégénérescence maculaire liée à l’âge repose sur plusieurs examens clés. Des techniques d’imagerie spécialisées permettent notamment d’observer avec précision la rétine et la macula.

L’examen du fond d’œil

L’ophtalmologiste instille un collyre mydriatique (destiné à dilater la pupille) afin d’observer le fond des yeux à l’aide d’une lentille ou peut réaliser des photos de la rétine. Il peut alors visualiser directement les drusen, les hémorragies et les zones atrophiques caractéristiques d’une DMLA.

L’OCT (Tomographie en cohérence optique)

Technique incontournable proche du scanner, l’OCT fournit des images en coupe transversale de la rétine. Elle permet d’évaluer l’épaisseur maculaire, la présence d’œdème, d’hémorragie ou de néovaisseaux, et de suivre l’évolution sous traitement.

L’angiographie à la fluorescéine ou au vert d’indocyanine

Cet examen d’imagerie étudie la vascularisation afin de mettre en évidence les fuites vasculaires et les néovaisseaux sous-rétiniens.

Les tests fonctionnels

La grille d’Amsler, comme évoquée plus haut, reste simple et accessible. Elle sert à détecter en toute autonomie et de manière précoce d’éventuelles déformations visuelles.

La prise en charge et les traitements de la DMLA

La stratégie thérapeutique dépend du stade d’évolution et du type de DMLA (humide ou sèche). S’il n’existe pas encore de traitement curatif permettant de restaurer totalement la fonction maculaire, plusieurs approches peuvent freiner la maladie et améliorer la qualité de vie.

La prise en charge de la DMLA sèche

À l’heure actuelle, aucun traitement ne stoppe l’évolution, mais plusieurs mesures contribuent à en ralentir la progression.

  • Des compléments alimentaires spécifiques. Des formules combinant des antioxydants, des vitamines et certains minéraux essentiels ont démontré leur capacité à réduire la progression vers des stades avancés. Elles demeurent particulièrement indiquées dans les phases intermédiaires.
  • Une bonne hygiène de vie. Un mode de vie sain constitue un levier indispensable. Il implique l’arrêt du tabac, une alimentation riche en fruits, légumes verts et poissons gras, ainsi qu’une activité physique régulière et un contrôle des facteurs cardiovasculaires.
  • La photobiomodulation. Cette technique nouvelle explore l’usage de la lumière à basse énergie pour stimuler les cellules rétiniennes et réduire le stress oxydatif.

Le traitement de la DMLA humide

Pour traiter une DMLA exsudative, on a recours à de la biothérapie : des injections d’anti-VEGF (facteur de croissance endothélial vasculaire). Ces médicaments représentent une révolution thérapeutique majeure. Injectés directement dans l’œil, ils inhibent la croissance des vaisseaux sanguins anormaux.

On observe ainsi une réduction de l’œdème, une stabilisation, voire une amélioration de l’acuité visuelle et un net ralentissement de la progression de la maladie.

Le protocole nécessite des injections mensuelles au départ, suivies d’un ajustement selon la réponse du patient. Même si ce traitement est contraignant, il demeure actuellement la référence pour la forme humide.

En cas de résultats insuffisants, un traitement par photothérapie dynamique peut parfois être mis en place, en complément des injections d’anti-VEGF.

Le spécialiste injecte alors un colorant qui va se fixer sur les néovaisseaux de la rétine. Environ dix minutes après, l’œil est soumis à un laser infrarouge. La réaction avec le colorant inoculé entraîne la formation de petits caillots sanguins qui vont obstruer les néovaisseaux, gênant ainsi leur prolifération. Après plusieurs séances, ils finissent par régresser.

La prise en charge et les traitements de la DMLA

Vivre avec une DMLA : accompagnement et aides visuelles

Même lorsque la maladie est à un stade avancé, de nombreuses solutions permettent de préserver l’autonomie des personnes atteintes.

La rééducation basse vision

Avec l’aide d’orthoptistes spécialisés, il est possible d’apprendre à utiliser les zones intactes de la rétine pour compenser la perte centrale.

Les aides optiques

Loupes électroniques, télé-agrandisseurs, filtres spécifiques et éclairages adéquats améliorent considérablement le confort visuel.

Accompagnement psychologique

La perte de vision peut évidemment générer anxiété et isolement. Un soutien psychologique et une information claire jouent un rôle essentiel dans l’adaptation des patients.

Conclusion : les causes, symptômes et traitements de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA)

La DMLA constitue un enjeu majeur de santé publique en raison du vieillissement de la population. Une guérison définitive reste pour l’instant impossible, mais les avancées thérapeutiques offrent aujourd’hui de réelles possibilités de stabilisation de la maladie.

L’information, le dépistage précoce et une hygiène de vie adaptée s’imposent comme des piliers essentiels pour limiter l’impact de cette pathologie sur la vision et préserver l’autonomie des personnes concernées.

Il faut donc adopter une stratégie protectrice dès maintenant, qui passe, entre autres, par des bilans ophtalmologiques réguliers, surtout après 50 ans. Contactez votre clinique des yeux à Bordeaux !

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